Habiter la Terre

"Toute parole reçue que tu n'as pas transmise est une parole volée"

Lorsque j'ai appris l'apiculture en 2010, j'ai commencé à écrire sur ce blog, pour transmettre au fil de mon apprentissage mes expériences.
Depuis, je me suis installé petit apiculteur, fait un virage vers l'apiculture "naturelle", puis je suis devenu formateur en apiculture.
J'ai finalement décidé en 2021 d'arrêter l'apiculture professionnelle, et d'orienter mes efforts vers la promotion d'une apiculture résiliente et une réflexion sur notre manière d'habiter le monde, d'habiter la Terre.


L'auteur de ce ce site est Mathieu Angot, habitant sa basse normandie natale dans le petit village de Lolif, dans la Manche.

Après avoir étudié les arts plastiques, le théâtre, et le cinéma, je me forme à la réalisation vidéo dans le milieu associatif à l'université de Rennes 2 et à TV-Rennes. En parallèle, animateur et directeur de séjours en centre de loisirs, et maître d'internat pour financer mes études.

Je me lance dans la vidéo en 2006, en cumulant avec d'autres boulots en parallèle : maraicher, paysan boulanger, ouvrier en usine, ostéiculteur... Et je voyage un peu (en Guyane, en Roumanie...). Pour finir par travailler uniquement en vidéo, graphisme, et création web.

En 2011, je fais ma rencontre avec l'abeille, au sein d'un rucher collectif créé par mon ami Jacky. J'apprends avec d'autres nouveaux apiculteurs à gérer quelques ruches. En 2012, je laisse progressivement la vidéo de côté, pour passer un BPREA en apiculture et m'installer apiculteur pluri-actif. Je continue de travailler dans d'autres domaines : Accompagnement de jeunes en difficulté scolaire, technicien eau et assainnisement, horticulture, ... Et m'oriente petit à petit vers l'apiculture naturelle, plus proche du rythme naturel des abeilles.

Au niveau associatif, nous créons avec une équipe motivée un accueil pour enfants de 3 à 6 ans, sur une ferme permacole à Avranches : c'est la création de l'association "Les petits pieds sur Terre". Les enfants pratiquent les pédagogies alternatives le matin, et sont acteurs de la ferme en s'occupant des cultures et des animaux le reste du temps. Ce projet passionnant qui fera vivre deux salariées et accueilli quelques dizaines d'enfants aura duré 6 ans.

Durant ces quelques années, j'écris régulièrement sur mon blog "les ruchers de l'an 01", et je suis finalement sollicité pour rédiger des articles techniques pour la revue du CARI "Abeilles et cie", puis par des magazines plus généralistes, et enfin plus régulièrement pour "Abeilles en Liberté", projet qui me permet d'ouvrir mon écriture sur des problèmatiques plus larges.

Nous créons l'association Pistil avec des amis en 2021. Nous nous posons dans l'équipe la question du rapport entre l'être humain et la nature à travers notre relation à l'abeille. Le premier projet de l'association est le repeuplement en abeilles locales du mur à abeilles de la commune de Tessy-Bocage.

Je décide en 2022 de quitter l'apiculture professionnelle pour concrétiser un projet de longue date : travailler sur l'habitat écologique. Après de nombreux chantiers participatifs au fil de ma vie, et la construction de ma maison en totale auto-construction, le moment est venu de se former et d'en apprendre plus.

J'ouvre aujourd'hui ce blog à des problèmatiques plus larges, et partage avec vous mon questionnement : comment habiter la terre?

Vous pouvez retrouver sur ce site :

Sur un terrain dans notre petit village, nous expérimentons la vie en collectif, le partage, de nouvelles façons d'habiter sans nuire à notre environnement (techniques des hameaux légers), la production d'une partie de ce que nous consommons, hors des circuits de grande consommation, et l'expérimentation de modes de transports moins énergivores (covoiturage, vélo, vélo électrique...). Nous tentons également de faire vivre la culture dans le village, avec d'autre habitants motivés.

Nos modes de vie très énergivores ont peu de sens, et ne seront plus très longtemps soutenables. La seule solution viable est sans doute de réduire de manière radicale nos consommations. Nous expérimentons modestement quelques solutions...

L'illusion d'une énergie propre ou "durable" est à la mode. Ce mirage permet aux acteurs économiques de continuer en toute bonne conscience à exploiter les pays du sud pour nous fournir un accés à un luxe égoïste et dévastateur, s'enrichissant au passage, cela va de soi. Après avoir exploité le pétrole en Afrique et ailleurs, la seule solution proposée pour faire perdurer le Statut Quo est de continuer avec l'uranium, et de détruire les salars d'amérique du sud pour exploiter le lithium qui servira à stocker l'énergie nucléaire.

Sommes nous capable de vivre sans exploiter l'autre moitié de la planète, dans le simple but de rouler en bagnole, jouer à Candy Crush, et s'envoyer des gif avec des petits chats?

La seule solution viable, même si elle n'a pas bonne presse, est pourtant simple : savoir vivre avec des ressources locales, en petite quantité, et stopper les exploitations de ressources destructrices (Pétrole, Lithium, Uranium, Métaux précieux, terres rares...etc...). Adieu, voiture individuelle, adieu smartphone, adieu supermarchés. Mais adieu également exploitation des terres des autres, exploitaion des humains à l'autre bout du monde, et adieu les problèmes climatiques!

Il va falloir faire des choix radicaux, alors explorons des solutions, sans attendre que ça nous viennent d'en haut!