L’exploitation

L’exploitation est basée dans le sud de la manche, en pleine baie du Mont Saint Michel. Une petite exploitation orientée sur le respect de l’abeille et l’autonomie . J’habite sur la commune de Lolif, et c’est à cet endroit que sont situés mes ruchers d’élevage. Les ruchers de productions sont situés aux alentours : Avranches, Genêts, Bacilly, St Ursin… Au plus proche afin de limiter les déplacements inutiles!

Les abeilles

essaims-grands-cadresMes abeilles sont issues du travail de sélection d’un apiculteur local (Jacky Letrouit), et d’apports régionaux. Je souhaite préserver une abeille aux caractéristiques rustique, soit l’abeille noire Apis Melifera Melifera. Je procède donc à l’élevage de reines sur sélection massales sur mes propres colonies. Ces reines sont insérées sous forme de cellules royales, en nucléi ou dans les essaims produits exclusivement sur mes ruchers. Je souhaite respecter le rythme de l’abeille et c’est pour cette raison que je produis des essaims au printemps (époque de production naturelle des essaims), puis je stoppe cette production pour la miellée d’été.

Les emplacements

exploit03Au plus proche de l’exploitation, je choisi avec précaution mes emplacements. J’installe mes colonies sur des parcelles en agriculture biologique, en zones boisées, ou prairies naturelles. Cela me permet de limiter l’exposition des colonies aux produits phytosanitaires, et de faire profiter d’une bonne pollinisation les agriculteurs qui font l’effort d’avoir des pratiques respectueuses de mes abeilles. Je ne transhume pas, considérant que l’abeille est un animal sédentaire et qui doit s’adapter au rythme d’un environnement donné. C’est pour cette raison que je ne vends que du miel d’été.

Les traitements

Peu de consommateurs le savent, mais les colonies d’abeilles ont majoritairement un traitement insecticide annuel pour éviter l’expansion du varroa (acarien destructeur d’abeilles). Je préfère au traitement conventionnel (molécule chimique Amitraz) les traitements préconisés en agriculture biologique. J’utilise donc l’acide Formique, parfois l’acide Oxalique, et les huiles essentielles.

Les cires

essaims-accueilLa cire utilisée par les apiculteurs est en générale issue du commerce cirier. On sait aujourd’hui que plusieurs défauts rendent cette cire douteuse : ajout d’hydrocarbures pour couper la cire, analyses révélant la présence de nombreux pesticides, importation de cires étrangères non adaptée à nos abeilles. Pour toutes ces raisons, je fais depuis 2015 construire la totalité des cadres  par les abeilles. Je suis certain ainsi de limiter l’exposition à des produits non désirés nocifs pour mes colonies.

Récolte et nourrissement

exploit05Le nourrissement des colonies est limité aux colonies faibles, ou aux essaims en manque de ressources. L’environnement devenu trop pauvre pour nourrir les colonies nous oblige malheureusement à l’utilisation de sirop de sucre à certaines périodes. Le sirop que j’utilise est « fait maison », afin d’éviter les importation de sirops dont la composition est parfois floue (OGM, plantes traitées…). La récolte du miel est faîtes fin juillet, pour permettre aux colonies de bonnes réserves hivernales. L’utilisation du « chasse abeille » permet une récolte en douceur, pour les abeilles et pour l’apiculteur…

L’autonomie

Ce qui m’importe dans le fonctionnement de l’exploitation est avant tout d’être au maximum dans une logique extensive. Peu d’investissements (je n’ai fait aucun emprunt bancaire à ce jour), peu de charges, moins de travail physique et plus d’observation et de suivi des colonies. Je souhaite être au maximum indépendant des diverses industries liées à mon métier. 

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